Présentation

L’Eglise de la Petite Folie

"L’Eglise de la Petite Folie parle aux gens réveillés"

L’Eglise de la Petite Folie est une maison de disques fondée en 2002 par Maëlle et Arnaud Le Gouëfflec. Dès le début, le graphiste Gildas Secretin se joint à eux, signant la majeure partie des visuels. La rencontre avec le compositeur John Trap va marquer un tournant : il devient l’architecte du son de la plupart des disques.

Issue du DIY des années 90, avant d’évoluer vers des productions de plus en plus abouties, elle cultive une approche sans concession de la création, fidèle à une ligne voulue par les artistes et défendue par eux. A la lisière entre le rock, la chanson, et l’expérimentation, son esthétique est marquée par l’onirisme, le goût de l’étrange et la poésie, du jeu et de l’expérimentation, et par le refus des limites communément admises.

En quinze ans, L’Eglise de la Petite Folie a publié une trentaine d’albums, déclinés sous différents supports (CD, Vinyl, K7 + digital), du rock psychédélique de Delgado Jones and the Brotherhood à la pop intimiste de Garden With lips, de la new wave de Centredumonde à la mélancolie claire obscure de La Boîte à ooTi, des chansons d’Arnaud Le Gouëfflec aux compositions en cinemascope de John Trap, en passant par les chansons pour enfants de Chansons tombées de la Lune ou les rencontres expérimentales des Sessions Fantômes.

En marge de son catalogue officiel, elle a également publié plus de 150 curiosités, en CDrs ou digital.

"Je me souviens, quand j’étais enfant, d’avoir vu un film où des gens vivaient sous la terre. Ils étaient très organisés et très actifs et se cachaient de ceux de la surface. Ado, j’ai retrouvé ce souvenir en lisant les paroles de la chanson de Tom Waits, "Underground" :
"Ils vivent, ils sont réveillés, alors que le reste du monde dort / Il y a un monde qui s’active sous la terre" (1)
A partir de là, je me suis dit que la meilleure chose à faire de sa vie, c’était de construire un monde comme ça, dessous, caché. Je crois que l’énergie créatrice vient d’en dessous, et que c’est du souterrain, ou des marges, ou de l’obscurité, que provient le changement et la nouveauté.
Je me suis passionné pour les sociétés secrètes, et j’ai donc été fasciné par les labels souterrains et mystérieux. Et c’est de là que vient l’Eglise de la petite folie. Son nom est inspiré d’un culte vaudou haïtien, parce que le vaudou est un culte magique bricolé, et c’est aussi ce que sont nos chansons."
Arnaud Le Gouëfflec

Le propos de l’Eglise de la Petite Folie est de publier des disques, mais aussi de ne rien refouler de ces pulsions expérimentales que le bon goût de la surface condamne à rester dans l’ombre.

Son activité est double : une face Jekyll et une face Hyde, la première consacrée aux CD, vinyles ou cassettes sortis en physique et en digital, la seconde réservée à la face expérimentale, exclusivement digitale

Face A bandcamp
Face B bandcamp

"Le label s’appelle L’Eglise de la Petite Folie : pas pour les gardiens du temple rock.
Comme son délicieux nom le suggère, L’Eglise de la Petite Folie n’aime pas trop la normalité. En témoignent les productions résolument décalées, à commencer par celles du prolifique taulier, Arnaud Le Gouëfflec, que le label brestois 100 % DIY distille depuis déjà plus de dix ans."

Jérôme Provencal, LES INROCKS